Rappel haché de veau Carrefour et VVF : salmonelle sur le lot 73728848

Le haché, c’est la base. 2×100 g dans le panier, 40 g de protéines pour trois euros, aucune préparation. Sauf que c’est aussi le produit qui revient le plus souvent dans les rappels, et le 2 octobre RappelConso a publié deux fiches sur du haché de veau pour présence de salmonelle. Même lot, deux marques différentes. Si vous achetez vos barquettes par six, prenez trente secondes.

Le haché de veau rappelé : les références exactes

Les deux fiches du 2 octobre portent sur le même numéro de lot, 73728848, ce qui pointe vers un atelier commun :

  • Haché de veau façon bouchère Carrefour Le Marché, 2×100 g — code-barres 3245414264410, lot 73728848, DLC du 07, 08 et 09/10/2026. Vendu chez Carrefour, France entière. Motif : suspicion de présence de salmonelle. Service consommateur au 0805 908 070.
  • Haché de veau façon boucher VVF, 2×100 g (Tendriade) — code-barres 3384480022033, lot 73728848, DLC des 07 et 08/10/2026. Vendu chez Auchan, Carrefour, Intermarché, Leclerc et Système U. Motif : présence de salmonella.

Dans les deux cas : on ne consomme pas, on rapporte en magasin ou on détruit le produit, et on est remboursé. Les DLC tombent cette semaine, donc ces barquettes sont très probablement encore dans des frigos.

Et du bœuf, aussi

Deux jours plus tôt, le 30 septembre, L’Étal du Boucher a rappelé sa viande hachée pur bœuf 5 % MG en barquette de 300 g (code-barres 4335619100503, lot 38511900, DLC 18/09/2026) après détection d’Escherichia coli producteurs de shiga-toxines. La zone de vente est le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté : Ardennes, Aube, Côte-d’Or, Doubs, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Haute-Saône, Vosges et Territoire de Belfort.

Pourquoi c’est toujours le haché, et jamais le pavé

C’est la partie que je trouve mal expliquée partout, et elle compte si votre apport protéique repose sur du haché. Sur un pavé ou une escalope, les bactéries restent en surface : vous saisissez les deux faces, vous les détruisez, et un intérieur rosé ne pose pas de problème. Le hachage, lui, redistribue toute la surface dans la masse. Il n’y a plus de « surface » et d’« intérieur » — il n’y a qu’un mélange. D’où la règle qui ne bouge pas : un haché se mange cuit à cœur, point. Le steak haché bleu, c’est une habitude qui n’a aucune marge de sécurité.

Et à aucun moment la cuisson ne rattrape un produit rappelé. On ne cuit pas « un peu plus longtemps » une barquette listée par RappelConso : on la rapporte. Le rappel vise aussi ce que vous touchez autour — planche, couteau, évier, mains.

Ce que je fais concrètement sur mes 200 g quotidiens

  • Je photographie le lot et la DLC quand j’achète six barquettes d’un coup. Ça prend deux secondes et ça évite de devoir deviner une semaine plus tard, étiquette à la poubelle.
  • Je cuis à cœur sans discussion : plus de rose au centre sur du haché. Sur un steak de 100 g un peu épais, ça veut dire une ou deux minutes de plus que ce que la plupart des gens font.
  • Je hache moi-même quand je peux. Un morceau de rumsteck ou de tende de tranche passé au hachoir ou au mixeur juste avant cuisson, c’est le même macro profile, une traçabilité claire, et c’est ce que j’utilise pour mon steak haché maison avec purée de patate douce.
  • Quand je veux changer de source de protéines dans la semaine, je passe sur mes boulettes de dinde sauce tomate : même logique de cuisson à cœur, mais la volaille hachée part de toute façon toujours bien cuite, donc le risque d’erreur est plus faible.

Salmonelle, STEC : les signaux à connaître

Pour la salmonelle, RappelConso décrit des troubles gastro-intestinaux d’apparition brutale — diarrhée, vomissements — souvent accompagnés de fièvre et de maux de tête, 6 à 72 heures après consommation, avec des formes plus marquées chez les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées et les personnes âgées.

Pour les E. coli producteurs de shiga-toxines, c’est un autre tableau : dans la semaine qui suit, diarrhées parfois sanglantes, douleurs abdominales et vomissements, avec ou sans fièvre. Dans 5 à 8 % des cas, des complications rénales sévères peuvent suivre, principalement chez l’enfant. Si ça vous arrive, consultez en signalant la consommation : ce n’est pas une gastro à laisser passer.

Sources

— Julien Mercier

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